{"id":112,"date":"2025-03-13T15:12:10","date_gmt":"2025-03-13T14:12:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lefinger.net\/?p=112"},"modified":"2025-03-13T15:12:10","modified_gmt":"2025-03-13T14:12:10","slug":"quand-rien-neffleurat-la-promesse-dun-espoir-la-lumiere-fut","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lefinger.net\/index.php\/2025\/03\/13\/quand-rien-neffleurat-la-promesse-dun-espoir-la-lumiere-fut\/","title":{"rendered":"Quand rien n&rsquo;effleur\u00e2t la promesse d&rsquo;un espoir.. la lumi\u00e8re f\u00fbt!"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Quand on est bas, si bas que le fond est maintenant au-dessus de nos t\u00eates..<\/p>\n\n\n\n<p>Quand le monde alentour semble glauque, mena\u00e7ant et perdu. <br>Quand le souvenir de qui on \u00e9tait, de qui on voulait \u00eatre, de qui on aurait pu \u00eatre.. nous est devenu \u00e9tranger, hors de port\u00e9e, id\u00e9aliste..<\/p>\n\n\n\n<p>Il est de ces temps o\u00f9 l&rsquo;on pr\u00e9f\u00e8re naviguer dans les brumes opaques des abysses t\u00e9n\u00e9breuses en compagnie de nos d\u00e9mons familiers.. au lieu de virevolter avec b\u00e9atitude, en nous \u00e9levant vers des cieux baign\u00e9s d&rsquo;une douce lumi\u00e8re dor\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais est-ce vraiment une pr\u00e9f\u00e9rence? Ou plut\u00f4t un \u00e9ni\u00e8me obstacle \u00e0 surmonter sur le chemin tortueux de nos destin\u00e9es? Est-ce une imposition ou une faille? Est-on victime ou bourreau? Ou les deux..?<\/p>\n\n\n\n<p>On pr\u00e9f\u00e8re l\u00e0 se renfermer sur soi pour contempler et c\u00f4toyer la peur. S&rsquo;enliser dans les pens\u00e9es m\u00e9lancoliques qui rongent notre \u00e2me, trou\u00e9e de regrets. Soit tus, soit exprim\u00e9s, mais toujours pr\u00e9sents, leurs crocs ac\u00e9r\u00e9s d\u00e9cid\u00e9ment bien arrim\u00e9s \u00e0 notre chair. F\u00e9roces nostalgies, sommes-nous programm\u00e9s pour souffrir? Est-ce seulement un choix..? <\/p>\n\n\n\n<p>La lumi\u00e8re, comme l&rsquo;espoir, se fait myst\u00e9rieuse, rare, l\u00e9gendaire. On ne sait plus trop si on y croit ni si elle existe vraiment. De furtives \u00e9tincelles d&rsquo;une brillance foudroyante parviennent \u00e0 nous, sporadiquement, alors que tout semble an\u00e9anti. C&rsquo;est l\u00e0 que nous relevons la t\u00eate, l&rsquo;espace des quelques minutes que dure ce r\u00e9pit \u00e9conome qui nous est offert par la vie. Enfin un \u00e9cho! Une ressemblance! Une \u00e2me s\u0153ur qui parle \u00e0 la n\u00f4tre de sorte que nos plus profondes \u00e9motions semblent soudain et inesp\u00e9r\u00e9ment valides et comprises. Enfin cette sensation d&rsquo;\u00eatre rentr\u00e9 chez soi, parmi les siens..<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le moment \u00e9ph\u00e9m\u00e8re passe \u00e0 toute allure, et rapidement la noirceur revient: les doutes, les ombres au tableau, les phobies accumul\u00e9es par la brutalit\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9licatesse de l&rsquo;humain, tant de cicatrices qui s&rsquo;amonc\u00e8lent sans ne jamais vraiment gu\u00e9rir. <\/p>\n\n\n\n<p>Et qui pour les comprendre? On d\u00e9couvre jour apr\u00e8s jour le jugement, souvent h\u00e2tif et mal fond\u00e9, dans les paroles et regards des autres. Notre disposition n&rsquo;est que n\u00f4tre, nous sommes bien seuls. Au jugement se m\u00ealent la critique, les \u00e9tiquettes p\u00e9joratives, les bl\u00e2mes et les conclusions erron\u00e9es. Non, personne ne va comprendre, se mettre \u00e0  notre place, voir la r\u00e9alit\u00e9 de ce qui nous habite ni o\u00f9 ces choses ont vu le jour pour la premi\u00e8re fois. Personne ne se donne la peine de retracer l&rsquo;histoire jusqu&rsquo;\u00e0 la naissance de nos maux. <\/p>\n\n\n\n<p>Si seulement ils voyaient! \u00d4 combien seraient-ils empathiques au lieu de m\u00e9disants, compassionnels au lieu de reprochant. Leurs r\u00e9actions, leur mots, leurs regards transfigur\u00e9s, transform\u00e9s par la connaissance de ce qui am\u00e8ne v\u00e9ritablement une personne \u00e0 se sentir comme nous. <\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, cette utopie n&rsquo;existe gu\u00e8re, la confrontation \u00e0 la froideur indiff\u00e9rente ou critique d&rsquo;autrui reste bel et bien le seul prisme par lequel nous pouvons apercevoir avec incr\u00e9dulit\u00e9 notre appartenance \u00e0 la &lsquo;soci\u00e9t\u00e9&rsquo;. Ainsi, le repli sur soi devient notre alli\u00e9 unique, le sanctuaire qui ne menace pas de nous heurter vicieusement de nouveau. Notre cocon d\u00e9pourvu d&rsquo;\u00e9pines empoisonn\u00e9es. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce jour sombre est mien, je le d\u00e9plore. Parfois, les exigences de la vie d\u00e9passent notre capacit\u00e9 \u00e0 les encaisser, \u00e0 les dig\u00e9rer. Il y a de le casse, du chaos, de la perdition. C&rsquo;est ainsi.<\/p>\n\n\n\n<p>La lumi\u00e8re rejaillira de toute son \u00e9tincelante majest\u00e9, encore une fois, comme elle le fait depuis toujours. C&rsquo;est l\u00e0 le r\u00e9confort du mendiant \u00e9motionnel que nous sommes, nourrissant \u00e9ternellement l&rsquo;espoir quasi-vain que la clart\u00e9 de cette lumi\u00e8re chasse suffisamment longtemps nos assailleurs pour que l&rsquo;on puisse respirer \u00e0 pleins poumons et ressentir ce que nous \u00e9tions faits pour ressentir: la joie et l&rsquo;envie de vivre, furieuse, rebelle et d&rsquo;une puissance formidable. <\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 notre don, notre cadeau, la contrepartie de ce chemin tyrannique qui est le n\u00f4tre: nous ressentons la joie et la beaut\u00e9 que peut offrir la vie tellement plus intens\u00e9ment que ceux qui souffrent, certes, moins que nous. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Galadriel<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand on est bas, si bas que le fond est maintenant au-dessus de nos t\u00eates.. Quand le monde alentour semble glauque, mena\u00e7ant et perdu. 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